Image
Coq
Bruxelles, mardi 7 mai – Aujourd’hui, le tribunal correctionnel de Limbourg (division Tongres) a condamné l’organisateur des combats de coqs s’étant déroulé en 2020 dans la commune de Hoeselt ainsi que trois des participants. GAIA, qui s’était constitué partie civile dans cette affaire, se félicite de ce verdict.
7 Mai 2024

Le 11 janvier 2020, la police locale avait interpellé quatre individus après avoir reçu des informations faisant état de l’organisation de combats de coqs derrière une ferme isolée située à Hoeselt. Au total, 37 coqs avaient été trouvés par les autorités.

Le 9 avril 2024, lors des plaidoiries devant le tribunal correctionnel de Limbourg, aucun des quatre inculpés n’avait reconnu les faits, et ce malgré les éléments matériels. L’organisateur avait même affirmé devant la cour qu’il n’avait pas été témoin des combats en question.

Aujourd’hui, le tribunal a condamné l’organisateur à un mois de prison et à une amende de 8 000 euros, et les trois participants à une amende de 2 400 euros. GAIA, qui s’était constitué partie civile, obtient une indemnité morale symbolique de un euro. 

À noter que le projet de Code flamand du bien-être animal, qui sera soumis au vote du Parlement ce mercredi, prévoit des sanctions plus sévères pour ce type d’infractions – à savoir une peine d'emprisonnement de huit jours à cinq ans et une amende de 52 euros à 100 000 euros, ou une de ces peines seulement.   

Il est révoltant de constater que certaines personnes continuent d’organiser des combats de coqs alors même que cette pratique est interdite en Belgique depuis plus de 150 ans. Peu de gens le savent, mais les combats de coqs étaient déjà considérés comme un délit dans la loi du 8 juin 1867. GAIA accueille favorablement le verdict du tribunal, même si nous avions espéré des peines bien plus sévères pour les personnes inculpées ainsi qu’une interdiction de détention d’animaux.

Michel Vandenbosch
Président de GAIA

L’association de défense des animaux espère que ce verdict enverra un signal fort à tous ceux qui estiment que leur divertissement peut justifier une quelconque forme de cruauté envers les animaux. Par ailleurs, GAIA appelle toute personne témoin de combats de coqs à contacter ses services.