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poule pondeuse
29 Octobre 2026

Seuls 23 % des Wallons sont satisfaits de la politique du gouvernement wallon en matière de bien-être animal. Une nouvelle enquête Dedicated révèle qu’une large majorité rejette les reculs envisagés dans le Code wallon du bien-être animal. Pour GAIA, après plus de deux ans au pouvoir, le gouvernement accumule les promesses non tenues et remet en cause des protections acquises.

En plus de deux ans, nous attendons toujours les avancées promises. En revanche, le gouvernement trouve le temps de remettre en question des protections acquises depuis des années. Le bilan est désastreux.

Sébastien de Jonge
Directeur des opérations

Interpellez le MR et Les Engagés

Vous ne voulez pas de delphinariums ? De poules enfermées toute leur vie dans des cages, avec à peine l'équivalent d'une feuille A4 pour vivre ? Du retour des usines à chiots ? Vous voulez que le bien-être animal soit mieux considéré et que la vie de millions d'animaux compte davantage que les intérêts financiers d'une poignée de personnes ?

copiez ces adresses mail : 
mr@mr.be; contact@mr.be; hainaut@mr.be; brabant.wallon@mr.be; namur@mr.be; liege@mr.be; secretariat.bpiedboeuf@mr.be; isabelle.espert@mrpw.be; info@jeunesmr.be; presidence@jeunesmr.be; secretairegeneral@jeunesmr.be; coordinateur@jeunesmr.be; communication@jeunesmr.be; environnement@jeunesmr.be; brabantwallon@jeunesmr.be; hainaut@jeunesmr.be; provincedeliege@jeunesmr.be; namur@jeunesmr.be; luxembourg@jeunesmr.be; info@lesengages.be; secretariatpw@lesengages.be; info@generationengagee.be; aines@lesengages.be; info.dolimont@gov.wallonie.be; info.jeholet@gov.wallonie.be; info.galant@gov.wallonie.be; info.neven@gov.wallonie.be; info.dalcq@gov.wallonie.be; cabinet.desquesnes@gov.wallonie.be; cabinet.coppieters@gov.wallonie.be; cabinet.lescrenier@gov.wallonie.be; omar.marhraoui@gov.wallonie.be; fabian.culot@gov.wallonie.be; stephane.lefebvre@gov.wallonie.be; geraldine.desille@gov.wallonie.be; cedric.jacquet@gov.wallonie.be; mathieu.perin@gov.wallonie.be; augustin.coppee@gov.wallonie.be; laurence.gourgue@gov.wallonie.be; stephanie.wyard@gov.wallonie.be

objet : 

Bien-être animal : stop aux reculs, agissez pour les animaux

mail : 

Madame, Monsieur,

Je vous écris pour exprimer ma profonde inquiétude face à la politique menée par le gouvernement wallon MR–Les Engagés en matière de bien-être animal.

Plus de deux ans après son entrée en fonction, votre bilan est quasiment inexistant. Dans le même temps, le projet de réforme du Code wallon du bien-être animal porté par le ministre Adrien Dolimont (MR) prévoit des modifications qui risquent d'affaiblir considérablement des protections existantes.

Trois dossiers me préoccupent particulièrement :

Les poules pondeuses : l'interdiction des cages, prévue pour 2028, pourrait être reportée à 2036, alors que 97 % des exploitations se sont déjà adaptées. C’est inacceptable : ces animaux n’ont pas à vivre dans des espaces minuscules et surpeuplés pour les intérêts d’une poignée d’exploitants qui n’ont pas pris la peine de se mettre en conformité pendant dix ans.

Les usines à chiots : la création d'un statut de négociant facilitera à nouveau l'importation et la revente d'animaux issus de filières problématiques et les usines à chiots. Plutôt que de combattre ce qui est gravement problématique pour les animaux, votre gouvernement semble vouloir faciliter ces pratiques.

Les delphinariums : la possibilité de déroger à l'interdiction de détention de cétacés, sous couvert de « centres de recherche » et de « sauvetages », soulève de sérieuses inquiétudes quant au maintien de dauphins en captivité et à leur reproduction, alors même que des sanctuaires marins se concrétisent. Pourquoi la Wallonie devrait-elle soudainement se préoccuper du sort des dauphins captifs dans le monde ?

De nombreuses avancées restent également en attente, notamment concernant le gazage des poussins mâles, la vente de fourrure, les rodéos, les produits issus de la chasse aux kangourous…

Je considère qu'il est inacceptable de remettre en question des protections acquises et des législations au détriment du bien-être animal et du progrès social pour favoriser les intérêts économiques de quelques-uns.

Je vous demande donc de clarifier votre position sur ces dossiers et de m'indiquer quelles mesures concrètes vous comptez soutenir pour garantir le maintien des protections existantes et la mise en œuvre d’avancées réelles pour les animaux.

Le bien-être animal mérite des décisions concrètes, un calendrier clair et des réponses transparentes.

Dans l'attente de votre réponse, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.

Des engagements sans résultats

En juillet 2024, le MR et Les Engagés s’engageaient, dans leur Déclaration de politique régionale, à assurer la mise en œuvre du Code wallon du bien-être animal, à poursuivre l’adoption des listes positives, à renforcer les contrôles contre la maltraitance ou encore à soutenir les alternatives à l’expérimentation animale. Plus de deux ans après, GAIA dénonce l’absence totale d’avancées. Même les mesures annoncées en urgence en juillet 2025 par le ministre-président Adrien Dolimont (MR), après la mobilisation du secteur, tardent à se concrétiser.

L’exemple du gazage des poussins mâles est révélateur : annoncée en juillet 2025, son interdiction figurait à l’ordre du jour du gouvernement pour une deuxième lecture en décembre 2025. Près d’un an plus tard, le texte attend toujours sa troisième lecture. 

Même immobilisme concernant l’interdiction de commercialiser la fourrure, les produits issus de la chasse commerciale aux kangourous ou les rodéos. Les refuges n’ont bénéficié d’aucune nouvelle aide financière du gouvernement. Plusieurs décisions de restitution d’animaux saisis pour maltraitance ont également suscité de vives controverses.

L’affaire de l’abattoir d’Ath illustre ces carences. Après les graves maltraitances révélées par GAIA, les autorités ont attendu trois jours avant un premier contrôle. Deux inspections ont confirmé des infractions, sans suspension des activités. Il aura fallu près de trois mois et l’intervention d’un juge d’instruction, à la suite de la plainte de GAIA, pour obtenir la suspension des abattages.

Des millions de poules sacrifiées pour sept exploitations

 

En 2018, sous l’impulsion de Carlo Di Antonio (Les Engagés), alors ministre du Bien-être animal, la Wallonie décidait d’interdire les cages pour les poules pondeuses dès 2028. Les éleveurs disposaient de dix ans pour s’adapter, et 97 % des exploitations l’ont fait. Le gouvernement envisage pourtant de reporter l’interdiction à 2036 pour les sept exploitations restantes. Près de 3,3 millions de poules pourraient ainsi être maintenues en cage durant ces huit années supplémentaires.

 

poules pondeuses

 

Dans son projet de réforme du Code du bien-être animal, adopté en deuxième lecture, le gouvernement envisage aussi d’introduire un statut de négociant en chiens et chats, au risque de rouvrir la porte aux filières d’importation problématiques et aux usines à chiots.

 

usine à chiots

 

Le ministre Dolimont a également envisagé une dérogation à l’interdiction des delphinariums, autorisant la détention en captivité et la reproduction des dauphins, sous couvert de « centres de recherche ». Retirée après la mobilisation de GAIA et l’envoi de quelque 25 000 courriels en quelques heures, cette disposition pourrait revenir : le ministre a sollicité l’avis de la Commission des parcs zoologiques, où le secteur des zoos est largement représenté, plutôt que l’avis du Conseil wallon du bien-être des animaux.

 

delphinarium

Les Wallons rejettent massivement les reculs envisagés

Une enquête réalisée par Dedicated pour GAIA en septembre 2026 auprès de 1 000 Wallons révèle une opposition massive aux assouplissements proposés. Plus de six Wallons sur dix rejettent les mesures envisagées, concernant les cages, le commerce des chiots et chatons, les animaux sauvages, les mutilations ou le sort des animaux saisis pour maltraitance.

Seul un Wallon sur cinq a une opinion positive du projet de réforme, contre 39 % d’opinions négatives. 

35 % des Wallons estiment que l’adoption du projet dégraderait l’image qu’ils ont du MR et des Engagés, soit davantage que la proportion de ceux dont l’image serait améliorée.

Parmi les opposants à son adoption en l’état, 83% souhaitent une révision profonde ou le rejet du projet au profit d’une nouvelle réforme.

Enfin, parmi les répondants estimant que le soutien à cette réforme nuirait à l’image de leur parti de prédilection, six sur dix indiquent qu’ils pourraient ne plus voter pour ce parti lors des prochaines élections régionales.

GAIA demande un changement de cap

GAIA réclame la concrétisation des engagements annoncés, le maintien de l’interdiction des cages en 2028, l’abandon des dispositions favorisant les usines à chiots et le respect de l’interdiction des delphinariums.

Les animaux n’ont pas besoin de nouvelles promesses. Ils ont besoin que celles qui ont été faites soient tenues. Après plus de deux ans au pouvoir, le MR et Les Engagés doivent expliquer pourquoi tant de dossiers restent sans résultat et pourquoi des protections acquises sont remises en question au profit de quelques intérêts particuliers. Les Engagés doivent aussi expliquer ce qu’il reste de l’ambition qu’ils portaient en 2018.

Sébastien de Jonge
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Bien-être animal : stop aux reculs, agissez pour les animaux

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Madame, Monsieur,

Je vous écris pour exprimer ma profonde inquiétude face à la politique menée par le gouvernement wallon MR–Les Engagés en matière de bien-être animal.

Plus de deux ans après son entrée en fonction, votre bilan est quasiment inexistant. Dans le même temps, le projet de réforme du Code wallon du bien-être animal porté par le ministre Adrien Dolimont (MR) prévoit des modifications qui risquent d'affaiblir considérablement des protections existantes.

Trois dossiers me préoccupent particulièrement :

Les poules pondeuses : l'interdiction des cages, prévue pour 2028, pourrait être reportée à 2036, alors que 97 % des exploitations se sont déjà adaptées. C’est inacceptable : ces animaux n’ont pas à vivre dans des espaces minuscules et surpeuplés pour les intérêts d’une poignée d’exploitants qui n’ont pas pris la peine de se mettre en conformité pendant dix ans.

Les usines à chiots : la création d'un statut de négociant facilitera à nouveau l'importation et la revente d'animaux issus de filières problématiques et les usines à chiots. Plutôt que de combattre ce qui est gravement problématique pour les animaux, votre gouvernement semble vouloir faciliter ces pratiques.

Les delphinariums : la possibilité de déroger à l'interdiction de détention de cétacés, sous couvert de « centres de recherche » et de « sauvetages », soulève de sérieuses inquiétudes quant au maintien de dauphins en captivité et à leur reproduction, alors même que des sanctuaires marins se concrétisent. Pourquoi la Wallonie devrait-elle soudainement se préoccuper du sort des dauphins captifs dans le monde ?

De nombreuses avancées restent également en attente, notamment concernant le gazage des poussins mâles, la vente de fourrure, les rodéos, les produits issus de la chasse aux kangourous…

Je considère qu'il est inacceptable de remettre en question des protections acquises et des législations au détriment du bien-être animal et du progrès social pour favoriser les intérêts économiques de quelques-uns.

Je vous demande donc de clarifier votre position sur ces dossiers et de m'indiquer quelles mesures concrètes vous comptez soutenir pour garantir le maintien des protections existantes et la mise en œuvre d’avancées réelles pour les animaux.

Le bien-être animal mérite des décisions concrètes, un calendrier clair et des réponses transparentes.

Dans l'attente de votre réponse, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.